
| "Critique et incisif sans jamais manquer d’ironie, Grégoire Dalle joue de la réappropriation d’un quotidien aseptisé : iconoclasme, détournement d’images populaires, pour sombrer dans un imaginaire fantasque, nouvel espace où le chaos est loi. |
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Du gigantisme des monstres aux poussières de particules, son oeuvre est porteuse d’une cosmogonie nouvelle, fusion rêvée d’une matrice céleste : « comètes électriques traversant les galaxies de muqueuse »٭.
Dans l’infini de la matière, big bang d’énergie,
Grégoire Dalle crée sa mythologie, enfantement d’humanoïdes à la croisée du divin. En quête de l’unité créatrice l’artiste s’intéresse aux secrets de la vie organique. |
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« Redevenir la cellule qui se divise (…) retrouver le dedans du ventre de la mère » ٭.Jouissance charnelle, pulsions bestiales, recherche de l’engendrement au travers des flux somatiques, « éjaculation d’énergie sur le papier »٭.Bouillonnement intérieur puis explosion de vie, toute entière incarnée par ces motifs frénétiques, à coup de feutres et de Bic ; enfance ranimée, parfum de mélancolie. |
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Sur les traces d’une intimité parfois fantasmée, Grégoire Dalle se laisse aller à quelques confessions, écritures compulsives qui donnent à l’oeuvre une dimension nouvelle. Artiste engagé, Grégoire Dalle joue d’un désenchantement pour creuser un
monde aux strates multiples, autant de regards, ouverture des possibles...."
Texte de Laetitia Blanchon / janvier 2011 |